8 fevrier 2012
Places 7-8
Russie - Croatie 74-92
Places 5-6
Lituanie - Slovénie 79-70
Places 3-4
France - Espagne 98-68
Finale
Grèce - Allemagne 78-62


Article
Eurobasket 2005

France, la direction est connue
14/09/05


Victorieuse en Italie, mardi pour son dernier match de préparation à l'Eurobasket 2005 en Serbie-Monténégro, l'équipe de France a soufflé le chaud et le très froid depuis trois semaines. D'abord laborieux défensivement, les Bleus, invaincus lors de leurs quatre dernières sorties, semblent monter en puissance au moment opportun. Une aubaine. Vendredi, les hommes de Claude Bergeaud entameront par le plus gros morceau du groupe C, la Grèce.


Cinq succès pour autant de défaites. L'équipe de France ressort de sa phase préparatoire à l'Euro avec un bilan tout juste équilibré. Et plus déséquilibré encore. Après une aimable mise en route face à la Belgique, et une interminable série de cinq défaites contre des adversaires candidats au dernier carré (2 fois en Espagne, puis contre la Turquie, la Russie et la Serbie-Monténégro à l'Efes Pilsen Cup), les Bleus ont répondu par une autre de quatre victoires.

 

Oubliées les deux promenades contre la Bulgarie (98-59) et l'Ukraine (96-83) au Tournoi de Limoges le week-end dernier, parfaits dégrippants psychologiques, les deux dernières, elles, parlent beaucoup plus.

Photo : Catherine Steenkeste

Plus 19 face à la Turquie, bloquée pour l'occasion à moins de 60 points (75-56), puis la belle impression affichée mardi soir à Milan contre l'Italie, dernier galop d'essai avant de s'envoler pour la Serbie-Monténégro. Sans Tony Parker (contracture au mollet droit) ni Mickaël Pietrus (pied gauche), laissés au repos par précaution, les hommes de Claude Bergeaud (photo) ont montré le potentiel d'une équipe clairement mieux en place qu'en début de mois.

Vainqueurs 83-75, avec 18 points d'un Antoine Rigaudeau rajeuni (7/10 aux tirs dont 4/6 à 3-pts), les 19 points et 7 rebonds d'un Boris Diaw étincelant, et un 18-0 en 3ème quart-temps, les Bleus vont maintenant écrire au propre et tourner la page amicale.

 

Critiquée en entame de préparation pour une défense oubliée des plans de jeu (90,8 pts encaissés en moyenne lors de ses 5 défaites), la sélection nationale n'a fait que souligner ses défauts, atténués, et ses grandes possibilités. En manque évident de taille dans la raquette, une constante du basket français, le sélectionneur a sorti de sa manche une carte inattendue, avec le retour du pivot de Bilbao, Frédéric Weis.

 

Du haut de ses 2m17, le médaillé d'argent de Sydney en 2000 apporte les centimètres manquants, mais aussi une lenteur de déplacement qui pourrait compliquer son intégration (1 rbd en 8 min mardi en Italie) dans un système de jeu préparé à jouer "petit" et donc plus vite, et naturellement cadencé par les jambes de Parker. Plus athlétique et rapide que la plupart des engagés, la France, malgré un banc léger, semble en mesure d'enclencher le mode compétition au moment souhaité.

 

Une bonne option. Car, exception faite de la Bosnie-Herzégovine, en retrait des trois autres équipes du groupe C, Grecs et Slovènes ont fait forte impression depuis trois semaines. Et au jeu des équipes bien présentes aux grands rendez-vous, la Grèce, premier adversaire des Bleus dès vendredi, figure sur la liste des tauliers. Pour qui l'addition?

 


Marc Pheulpin.

 
 
©All[•]Basketball 2006