France,
la direction est connue
14/09/05
Victorieuse en Italie, mardi pour son dernier
match de préparation à l'Eurobasket 2005 en Serbie-Monténégro,
l'équipe de France a soufflé le chaud et le très
froid depuis trois semaines. D'abord laborieux défensivement,
les Bleus, invaincus lors de leurs quatre dernières
sorties, semblent monter en puissance au moment opportun. Une
aubaine. Vendredi, les hommes de Claude Bergeaud entameront
par le plus gros morceau du groupe C, la Grèce.
Cinq succès pour autant de défaites. L'équipe de France
ressort de sa phase préparatoire à l'Euro avec un bilan tout juste équilibré.
Et plus déséquilibré encore. Après une aimable mise
en route face à la Belgique, et une interminable série de cinq
défaites contre des adversaires candidats au dernier carré (2 fois
en Espagne, puis contre la Turquie, la Russie et la Serbie-Monténégro à l'Efes
Pilsen Cup), les Bleus ont répondu par une autre de quatre victoires.
Oubliées les deux promenades contre la Bulgarie (98-59)
et l'Ukraine (96-83) au Tournoi
de Limoges le week-end dernier,
parfaits dégrippants psychologiques, les deux dernières,
elles, parlent beaucoup plus.
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Plus 19 face à la Turquie, bloquée
pour l'occasion à moins de 60 points (75-56),
puis la belle impression affichée mardi
soir à Milan contre l'Italie,
dernier galop d'essai avant de s'envoler pour
la Serbie-Monténégro. Sans Tony
Parker (contracture au mollet droit) ni Mickaël
Pietrus (pied gauche), laissés
au repos par précaution, les hommes de
Claude Bergeaud (photo) ont montré le
potentiel d'une équipe clairement mieux
en place qu'en début de mois.
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Vainqueurs 83-75, avec 18
points d'un Antoine
Rigaudeau rajeuni (7/10 aux tirs dont 4/6 à 3-pts),
les 19 points et 7 rebonds d'un Boris Diaw étincelant,
et un 18-0 en 3ème quart-temps, les Bleus vont maintenant écrire
au propre et tourner la page amicale.
Critiquée en entame
de préparation pour une défense
oubliée des plans de jeu (90,8 pts encaissés en
moyenne lors de ses 5 défaites), la sélection nationale
n'a fait que souligner ses défauts, atténués,
et ses grandes possibilités. En manque évident
de taille dans la raquette, une constante du basket français,
le sélectionneur a sorti de sa manche une carte inattendue,
avec le retour du pivot de Bilbao, Frédéric Weis.
Du haut de ses 2m17, le médaillé d'argent de
Sydney en 2000 apporte les centimètres manquants, mais
aussi une lenteur de déplacement qui pourrait compliquer
son intégration
(1 rbd en 8 min mardi en Italie) dans un système de jeu
préparé à jouer "petit" et donc
plus vite, et naturellement cadencé par les jambes de
Parker. Plus athlétique
et rapide que la plupart des engagés, la France, malgré un
banc léger, semble en mesure d'enclencher le mode compétition
au moment souhaité.
Une bonne option. Car, exception faite
de la Bosnie-Herzégovine, en retrait des trois autres équipes
du groupe
C, Grecs et Slovènes ont fait forte impression
depuis trois semaines. Et au jeu des équipes bien présentes
aux grands rendez-vous, la Grèce, premier adversaire des
Bleus dès vendredi, figure sur la liste des tauliers. Pour qui
l'addition?
Marc Pheulpin.
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