Capables
de tout
21/09/05
Le cliché pourrait sonner creux. Il colle pourtant
parfaitement aux caractéristiques de l'équipe de France. Plutôt
transparents jusque-là, les Bleus ont réussi, mardi soir à Novi
Sad, l'un des plus grands exploits de l'histoire du basket hexagonal. Victorieuse
de la Serbie-Monténégro chez elle (74-71), derrière l'expérience
d'Antoine Rigaudeau et un Tony Parker ressuscité, la France se qualifie
pour les quarts de finale qu'elle disputera jeudi face à la Lituanie,
championne d'Europe en titre.
Après coup, les pronostics paraissent toujours plus
simples. Les quelques rares à croire en les chances françaises
de battre les Serbes chez eux, mardi en match de barrage de l'Eurobasket, n'osaient
trop l'avouer. Les Bleus l'ont pourtant fait. Pris à la gorge par la
réussite extérieure serbe en début de rencontre, la France
se retrouvait menée de 14 points en milieu de 2ème quart-temps
(24-38).
 |
Tony Parker (photo ci-contre,
devant Vladimir Radmanovic et Marko Jaric) relégué sur
le banc pour l'entame et remplacé dans
le 5 majeur par Antoine Rigaudeau, le ressuscité meneur
des Spurs allait pourtant permettre aux Bleus
de recoller avec 6 points consécutifs
(13 en tout).
Laissée à 9 longueurs à la
pause (35-44), la France entamait le 3ème
quart par un 9-0 et le suivant par un 9-1 (63-58,
34'). Souvent en défense de zone face
aux artilleurs serbes et un Vladimir Radmanovic
intenable (4/5 à 3-pts), mais étrangement
oublié sur le banc en fin de partie, la
France s'appuie alors sur l'expérience de
Rigaudeau (14 points et 5 rebonds) et le précieux
travail défensif de Cyril Julian (6 points
|
|
et 5 rebonds), Florent Piétrus ou encore
Frédéric Weis (4 pts et 4 rbd), pour
s'imposer 74-71. Une première face à la Serbie-Monténégro.
Annoncés
comme enterrés, Claude Bergeaud et ses hommes
s'offrent un bonus de trois matches supplémentaires,
dont le prochain en quarts
de finale contre la Lituanie
(jeudi à 20h30), championne d'Europe en titre,
avec de nouvelles chances de se qualifier pour le Championnat
du monde 2006 au Japon (NDLR : les 6 premiers).
Alternant
le mauvais, le très mauvais et maintenant le très
bon, la France ne peut plus se fixer de limites. Son
exploit vaut un succès du XV de France en Nouvelle-Zélande,
ou un autre des footeux au Brésil. En terres saintes.
Autant donc ne pas s'arrêter là. |
|
MARC PHEULPIN
(Photos : Catherine Steenkeste pour Allbasketball). |