Superman
est allemand
25/09/05
A voir le soutien apporté jeudi en quarts de finale contre la Slovénie
par plusieurs de ses partenaires, l'idée que Dirk Nowitzki ne faisait
pas à lui tout seul l'équipe d'Allemagne avait fini par être
acceptée. Un leurre. Samedi, en demi-finale, la star du tournoi a encore
fait rendre les armes à son adversaire en solo. La victime du jour, l'Espagne,
a qui la logique promettait déjà une qualification tranquille pour
la finale, aura cherché des solutions défensives. En vain.
Devant à l'entame du dernier quart-temps (54-57),
après avoir mené l'essentiel de la rencontre, les Espagnols allaient
laisser la star des Dallas Mavericks inscrire 9 points consécutifs en
moins de 2 minutes 30 (68-59, 35ème).
Relégués à 11
longueurs avec 4 minutes à jouer (59-70), les hommes de Mario
Pesquera infligeaient alors un 14-2 à une Mannschaft soudain
en déliquescence,
avec 10 points de suite de Juan-Carlos Navarro, le meilleur marqueur
de l'Euro (26,8 pts de moyenne), dont un dernier panier pour repasser
devant à 14
secondes du buzzer (72-73).
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L'instant Nowitzki.
Le probable MVP de la compétition (26,7 pts, 10,8 rbd et 1,8 ctr de moyenne),
rentre alors les 2 derniers de ses 27 points sur un jump shot à 3 secondes
du terme, pour offrir à l'Allemagne sa première finale continentale
depuis l'Euro 1993, qu'elle avait remporté chez elle aux dépens
de la Russie, après avoir vaincu la Grèce en demi-finale. La Grèce,
son dernier défi, dimanche en finale à Belgrade.
Sortis presque
miraculeusement de leur demie contre la France avec un panier à 3-pts
victorieux à 3 secondes de la fin (67-66), les Grecs sont la machine absolue à défendre
et faire déjouer l'adversaire.
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A 40 minutes de sa deuxième
couronne européenne (après 1987), la Grèce
débarque sur la marche ultime avec un statut de favorite
et un collectif paraissant immunisé contre tout. Reste
Dirk.
Marc PHEULPIN
(Photo : Catherine Steenkeste pour Allbasketball). |