France,
une défense à revoir
29/08/05
Mi-vide, mi-plein. Au sortir de ses deux matches amicaux perdus en Espagne, samedi
et dimanche, l'équipe de France dirigée par Claude Bergeaud aura
pu trouver de tout à quelque deux semaines du coup d'envoi de l'Euro en
Serbie-Monténégro (16-25 septembre). De l'inquiétant et
du rassurant en doses égales.
En tête pendant l'essentiel du premier match perdu sur le parquet d'Alicante,
les Bleus ont failli dans un dernier quart-temps abandonné de 10 points
(20-30) pour une défaite du même ordre (84-95). Près de 100
points concédés samedi (95), presque autant le lendemain dans un
acte II revenu aux locaux avec un écart ramené à six longueurs
(88-94).
189 points laissés en route : pas une habitude du jeu tricolore,
surtout en offrant aux Espagnols de tourner respectivement à 59% (30/51)
et 52% (24/46) de réussite aux tirs. Le
thème de l'escapade ibérique n'était
donc pas la défense.
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Et
les 54 et 51 points concédés en
deuxième mi-temps
devront rapidement être enterrés à l'heure
d'entamer le Tournoi d'Istanbul (du 30/08 au
03/09) en compagnie de la Turquie, l'Italie,
la Russie, la Slovénie et la Serbie-Monténégro.
Rangés en regard d'une colonne actif
elle aussi bien défrichée. Profitant
de l'absence de Pau Gasol côté espagnol,
les Bleus ont ainsi dominé la bataille
dans la raquette (68-48 au rebond sur les deux
rencontres) avec, en satisfactions individuelles
le Madrilène Mickaël Gélabale,
précis dans son rôle
(11,5 pts et 4,5 rbd
de moyenne, à 9/15 aux tirs),
et les 23 points de l'autre Mike, Piétrus
(photo ci-contre), auteur de son record en sélection
lors du match 2 (23 pts en 25 min).
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Contre un adversaire d'un
calibre inférieur à celui de l'Espagne, un candidat
aux demi-finales de l'Euro, la France se serait sans doute évité deux échecs
rapides dans sa phase de préparation. Elle sait en tout
cas déjà quoi réviser.
Marc Pheulpin.
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