La
NBA est décidément un monde parfait.
En une soirée, celle de mardi, la ligue a
démontré sa
capacité à globaliser le phénomène
basket. Involontairement d'abord, avec la victoire
de Detroit 96-79 contre San Antonio, lors du match
3 d'une finale au moins provisoirement relancée.
Ensuite par la poursuite de son internationalisation,
avec l'annonce de rencontres programmées en
Europe en 2006 et 2007. Passionnant, impliquant,
mais pour plus tard. Pour combler les vides, la NBA
laisse les commandes à sa franchise la plus
médiatique
: les Los Angeles Lakers.
Mardi, donc, le triple
champion de 2000 à 2002 s'est assuré au
moins une année de place
bien occupée dans la presse people, en ré-engageant
Phil Jackson au poste d'entraîneur, un an après
l'en avoir viré.
"Un joueur incoachable"
"C'est quelque chose que
je ne pensais pas possible", annonce Jackson,
après un congé sabbatique passé à rendre
les coups et autres vacheries à Kobe Bryant
(photo) par médias interposés. Et
voilà donc Phil et Kobe de nouveau
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réunis, main
dans la main. "Il
s'agit de reconstruire la confiance que nous avions
l'un envers l'autre", clame-t-il. Simple
en théorie, un peu moins dans la pratique, après
que le bientôt sexagénaire (en septembre)
ait qualifié sa star de "joueur
incoachable" quelques mois plus tôt.
Au-delà des querelles
personnelles à lisser, Phil Jackson devra aussi jongler avec la réalité d'une
formation mal construite, non qualifiée pour les play-offs cette saison
avec un bilan (34v-48d) inférieur à celui des Clippers, l'autre
franchise de la ville, et qui a perdu 19 de ses 21 derniers matches sous la houlette
de l'improbable intérimaire Frank Hamblen.
"Ca va prendre du temps
et du travail pour changer le visage de cette équipe",
admet-il en confiant que remporter un 10ème titre n'est pas sa priorité.
Ce qui tombe plutôt bien.
Avec un contrat de trois années, et un
salaire estimé entre 7 et 10 millions de dollars par an, le coach à la
démarche claudicante, partenaire dans la vie de la fille du propriétaire,
Jerry Buss, peut trouver des raisons à l'optimisme.
Surtout au moment
où l'actualité semble pencher du côté Jackson. En
attendant les suites.  |
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