18 mai 2012
Finale
Dallas - Miami
Dallas - Miami
Miami - Dallas
Miami - Dallas
Miami - Dallas
Dallas - Miami
101-100
Miami remporte la série 4-2

Les Pistons ont la balle
13/01/06

Largement dominateur au rebond, Detroit a facilement remporté le duel des deux meilleures équipes NBA, jeudi soir à San Antonio (83-68). Vainqueurs des deux affrontements entre les deux formations cette saison, les Pistons ont pris l'ascendant. Avant des retrouvailles en finale?

 

Si San Antonio et Detroit devaient s'affronter de nouveau cette saison, les deux derniers champions NBA le feraient pour inaugurer la finale 2006. Si un tel événement devait se produire, les Spurs seraient bien avisés d'avoir trouvé comment inverser la tendance d'ici là. Jeudi, la deuxième et dernière rencontre entre les deux équipes, cette année en saison régulière, a provoqué les mêmes conséquences que celle du 25 décembre : un non match.

Rapidement dépassé par la défense des Pistons, San Antonio s'est incliné chez lui 83-68, moins de trois semaines après le 85-70 subi au Palace d'Auburn Hills. Un "Massacre de Detroit", terme alors utilisé par Gregg Popovich, que le coach des Spurs ne pensait pas revivre à domicile, dans un SBC Center devenu hier l'AT&T Center.

© AP
Billups sous le regard de Popovich.

"On savait que ça serait un bon match à jouer", lance Chauncey Billups (9 pts, 14 pds et 7 rbd). "Moi, je voulais juste que Sheed (Rasheed Wallace) soit agressif. Quand nos grands sont agressifs, on est vraiment difficile à jouer". A l'évidence. Presque inexistants au rebond, les Spurs se sont noyés dans l'exercice avec 24 prises de moins que leur adversaire (32-56).

Un passif lourd, pourtant en progrès depuis le match de Noël (30-57). "Il va falloir qu'on jette un œil sur la cassette du match pour voir où était le problème", lance Rasho Nesterovic, le pivot des Spurs. "Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes".

En deux affrontements face à Detroit, San Antonio n'a pu franchir la barre des 70 points marqués, pour ses deux plus faibles performances offensives de la saison. "On a eu des opportunités", explique pourtant Popovich. "Mais cette équipe est à ce point forte qu'il faut réaliser un match parfait pour gagner. Et ce n'est pas ce qu'on a fait".

Télévisée dans tout le pays, cette première victoire des Pistons sur le parquet des Spurs en saison régulière depuis 1997 (avant l'arrivée de Tim Duncan), aura aussi vu les Texans réussir leur première passe décisive au bout de cinq minutes… en deuxième quart-temps.


Le SBC Center, la salle des San Antonio Spurs, est devenue jeudi l'AT&T Center, après le changement de nom du groupe de Communications SBC en AT&T Inc.

Pour un total de neuf, leur plus mince jusque-là, dont aucune servie par Tony Parker (17 pts). "J'ai plutôt bien pénétré", estime le Français. "Mais on a manqué pas mal de shoots faciles. Ca fait partie de ces soirées où les choses ne tournent pas à votre avantage."

Derrière un Tim Duncan (17 pts et 13 rbd) toujours tracassé par ses pépins physiques, et dont la gestion de ses douleurs au pied droit sera décisive pour la fin de saison, San Antonio n'a actuellement pas les armes pour rivaliser avec Detroit. Pas plus que les autres.

Marc PHEULPIN

Photo : © AP

 
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