Dallas vers son envol
12/06/06 |
En complet contrôle du match 2, remporté dimanche à domicile (99-85), Dallas a mis un sérieux coup de frein aux ambitions de Miami. Les Mavs semblent filer vers le premier titre de leur histoire. |
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Le banc est calme. Les célébrations sont dans toutes les têtes, pas encore dans les gestes. Facile tombeur de Miami, dimanche à l'American Airlines Center, Dallas a pris le contrôle de presque tout. Ses réactions, le match 2 de la finale remporté 99-85, avant peut-être l'ensemble de la série.
Portés par un Dirk Nowitzki quasi inexistant trois jours plus tôt, mais auteur cette fois d'un convaincant double-double (26 pts et 16 rbd), les Mavericks avaient tranquillement pris les choses en mains, avant que Jerry Stackhouse n'inscrive à lui tout seul un 10-0 dans les 80 dernières secondes de la première mi-temps. L'écart monté à +16 à cet instant (50-34), Dallas ne reverra plus le Heat.
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Jerry Stackhouse (42) inscrit 19 pts
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Pas plus que son pivot Shaquille O'Neal, limité à 5 points, le plus faible total de sa carrière dans une rencontre de play-offs. Déjà vainqueur du match inaugural de la série sans bien jouer (90-80), Dallas a ajouté le style à sa domination.
Où va le Heat?
"On n'a encore rien fait", tempère Nowitzki. "On a juste gagné deux matches chez nous. On sait très bien que chez lui Miami est un tout autre animal. Shaq et Dwyane auront tout leur monde à leurs côtés et seront prêts". Reste encore à préciser l'objet de la prédiction.
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Dominé dans l'affrontement des bancs (20-41), à l'intérieur (32-46 au rebond), et un temps au bord du naufrage (-27 en 3ème qt), le Heat n'a pas encore su montrer les signes d'une quelconque menace. Son fonctionnement autour du duo O'Neal-Wade semble même soudain restreint au seul D-Wade, tant le pivot floridien tarde à peser sur les débats.
Sans une réponse conséquente du Shaq, contenu à 11,0 points et 6,5 rebonds de moyenne jusque-là, Miami, même avec les trois prochains matches dans sa salle, pourrait voir ses espoirs d'un premier titre rapidement s'envoler.
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Boston (1969) et Portland (1977) sont les deux seules équipes de l'histoire à avoir remonté un retard de 0-2 en finale avant de l'emporter.
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"Cette série n'est pas encore finie", prévient Antoine Walker, l'ailier du Heat (20 pts). On le sait, et j'espère qu'ils le savent aussi. Plusieurs d'entre nous ont travaillé toute leur carrière pour en arriver là. Il n'est pas question qu'on abandonne maintenant". Presque de quoi garantir l'intérêt de la série...
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Marc PHEULPIN
Photo : © AP |
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